Histoire du MSB / SCM

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1938-1958 : LES ORIGINES
Tout commence en 1938, lorsque Bernard GASNAL arrive aux « Comptoirs Modernes », société fondée dix ans plus tôt par Léopold GOULOUMES. De son ancienne ville (Reims), il a remarqué les liaisons naissantes entre le sport et les entreprises. Lorsqu’il arrive au Mans, il a l’idée de créer un club corpo de football, avec l’aide de Gaston DAUNAY et Fulbert MASSON. Le club prend le nom de « Goulou Club Sportif ». Les adhérents de ce nouveau club sont pour la majorité des employés de la société des « Comptoirs Modernes ».
Mais la deuxième guerre mondiale arrive et les hommes doivent partir au front. Leurs femmes décident alors en 1940 de créer une équipe de basket pour s’occuper. En 1941, une loi interdit aux associations de porter le nom d’une société. Le club change de nom et devient le Sporting Club Moderne (S.C.M.), en rappel de la société des « Comptoirs Modernes ».
Lorsque Bernard GASNAL revient de captivité en 1943, il renoue des liens avec les joueuses et joueurs de basket du Mans. Surpris des bons résultats de l’équipe féminine, il décide de mettre sur pied une équipe masculine. Celle-ci est difficile à constituer du fait de la guerre et de la perte de nombreux hommes. Sa femme joue dans l’équipe féminine, alors que lui-même fait office de septième homme pour l’équipe masculine. 
             
En 1944, les dirigeants du S.C.M. décident de donner à Bernard GASNAL la direction de la section basket du club. Les résultats ne se font pas attendre, car la même année l’équipe féminine devient Championne de Sarthe.En 1944, la direction du S.C.M décide de donner à B. GASNAL la direction de la section basket du club. Les résultats ne se fond pas attendre, car la même année l’équipe féminine devient championne de Sarthe.
L’année 1946 voit le S.C.M. fusionner avec l’Elan Sportif de Champagné. Ce dernier est dirigé par M. MAUGET et est aidé par Léopold GOULOUMES. L’équipe masculine est dès lors coachée par Paul TREUSSART, en Excellence Régionale.
La première salle du S.C.M. est trouvée en 1950 par Bernard GASNAL avec l’aide du Conseil Général. Elle se situe rue Paul Courboulay et nécessite beaucoup d’efforts pour sa remise en état. De nombreuses réunions de basket y seront organisées.
Le premier grand titre du club arrive en 1952, lorsque l’équipe féminine, qui joue en N1, remporte le critérium U.F.O.L.E.P. C’est sur un score de 28-24 (après prolongation) que l’équipe mancelle gagne le match face à La Tronche (Isère), devant un public bruyant. C’est le premier titre pour le club et pour Bernard GASNAL, alors manager de l’équipe.

Les deux années suivantes sont marquées par un problème de structure. En effet, aucune salle  n’est disponible pour la totalité de la saison. En 1954, les équipes sénior jouent dans un espace prêté par les Cheminots. On lance alors le projet de créer une nouvelle enceinte. La construction de la salle Gouloumès commence en 1955, avec l’aide de la Ville du Mans, des subventions de la Jeunesse et des Sports, ainsi que des subventions des Comptoirs Modernes.

Parallèlement, en 1953, Bernard GASNAL crée les « 24 Heures du Basket ». On joue pendant 16h à 18h dans la même journée ! Le S.C.M. remporte les 3 éditions (1953, 1954, 1955).
Germain FEYBESSE arrive en tant que nouvel entraîneur de l’équipe masculine, avant qu’en 1957, le troisième coach, Camille GOMMENDY, ne prenne la tête de l’équipe pour deux ans. Cette même année, la nouvelle salle Gouloumès est enfin inaugurée avec un match de gala entre la France et l’Allemagne. C’est le premier pas fait par le basket en Sarthe, qui à partir de ce moment-là s’implante dans tout le département.
En l’espace de vingt ans, le basket est né au Mans et commence à grandir. Les équipes féminines ont été les premières forces vives, elles ont montré la voie à suivre et ont permis au basket sarthois de se structurer.
C’est la fin de la première période du S.C.M. Un club est né, il lui reste maintenant à se développer autour des nouvelles infrastructures.


1959-1968 : L'ASCENSION
Lors de la saison 1960/61, l’équipe masculine commence à faire parler d’elle avec l’arrivée à sa tête de Justy SPECKER. Ce dernier, ex-international de handball et de water-polo, a déjà entraîné Fougères et Sélestat. Il prend la tête d’une équipe dont il sera aussi joueur, composée de Jean-Pierre GOISBAULT, Roger HENRY, Pierre ANTOMORI, Michel GARRY, Michel LECOCQ. Celle-ci gagne en fin d’année son premier titre corporatif (qu’elle gagnera aussi en 1962, 1963, 1968 et 1972) et accède à la deuxième division.

Juste avant les Jeux Olympiques de Rome (1960), Bernard GASNAL a remarqué un jeune joueur international, Christian BALTZER. Justy SPECKER le connaît déjà pour l’avoir côtoyé dans l’Est de la France. A la fin de la saison, Christian BALTZER décide de rejoindre le S.C.M. C’est le début d’une longue et belle aventure entre le club et cet homme qui a marqué l’histoire du basket français. Il arrive donc dans l’effectif moderniste et il retrouve un néo-international en la personne de Jean-Pierre GOISBAULT.

La saison 1961/62 commence très mal, car elle est endeuillée rapidement par la mort de Christian MORATTI lors d’un accident de la route. Malgré cela, les résultats sont très bons, grâce à Christian BALTZER, avec seulement une seule défaite. Le S.C.M. se retrouve en Finale du Championnat Excellence (2ème niveau) après avoir remporté le titre de Champion du Groupe Nord. La Finale se déroule à Paris à la salle Pierre de Coubertin, en levé de rideau de celle de N1 (Bagnolet-PUC). La victoire du S.C.M. lui permet d’atteindre le sommet, à savoir la N1.

Une saison historique se prépare au S.C.M. En 1962/63, c’est la première fois que le club joue dans l’élite. Cette année-là, le Championnat est scindé en deux et le S.C.M. se retrouve dans la seconde poule. Pour bien figurer et tenter le maintien, le club recrute en masse (Pierre CORDEVANT, Gilbert MONNET,…). L’objectif est atteint pour son arrivée en N1 en finissant cinquième.
Pour bien figurer en 1963/64, le S.C.M. recrute rapidement Michel AUDUREAU, international, tout juste libéré de ses obligations au bataillon de Joinville. Cette intersaison marque aussi la fin de carrière en tant que joueur de Justy SPECKER et l’arrivée sur le banc des joueurs de son fils, Christian. La saison est paradoxale, le S.C.M. sauve sa peau de justesse en Championnat grâce à un succès contre Auboué et une défaite, dans le même temps, de Caen à Saint-Etienne. Parallèlement, le parcours en Coupe de France du S.C.M. est fantastique. Le club atteint la Finale et joue devant plus de 3.000 spectateurs (dont 800 sarthois), à Tours, contre le club de Roanne du légendaire Alain GILLES. Le capitaine Christian BALTZER permet à son équipe de remporter la victoire dans les derniers instants (70-68). Une finale folle, car elle se termine avec seulement sept joueurs sur le parquet (3 manceaux et 4 roannais). Le meilleur scoreur pour le S.C.M. est son capitaine avec 20 points alors que les 27 points d’Alain GILLES n’ont pas sauvé son équipe. Le premier trophée national est fêté en centre-ville et l’équipe est reçue à l’Hôtel de Ville par le maire, Jean-Yves CHAPALAIN.

La saison 1964/65 commence par le retrait du coach Justy SPECKER, il est remplacé par Franck JACKSON qui n’arrive pas à donner à l’équipe un élan victorieux. Il est à son tour remplacé par Christian BALTZER qui, tout en restant joueur, se propose d’aider en tant que coach. Le S.C.M. finit septième de la saison régulière et échoue en Demi-Finale de la Coupe de France, battu par Bagnolet (64-65).

Christian BALTZER reste en place pour la saison 1965/66 qui se déroule normalement. Enfin presque, car lors de cette année, les inondations de la Sarthe viennent chambouler le calendrier et poussent le S.C.M. à jouer trois matches en 24 heures !!! Trois matches le même jour, inconcevable de nos jours pour des professionnels. Le premier a lieu dans l’après-midi à Orléans, où l’équipe conquiert son 4ème titre de Champion de France Corporatif contre I.B.M. Le second se déroule le soir même au Mans, pour le compte de la Coupe de France, contre Saint-Étienne (match aller). Après sa défaite, le club de la Loire propose de jouer le match retour pour éviter aux manceaux un déplacement au centre de la France. Les deux équipes s’exécutent avec l’accord des arbitres et des délégués. La journée se termine à minuit et demi…

La saison 1966/67 voit le S.C.M. accueillir l’international mulhousien, Claude PETER. Le S.C.M. se retrouve dans une poule très difficile (Denain, Stade Français, …) et a bien du mal à remporter ses matches. L’équipe se qualifie en Poule Finale grâce à un succès épique sur le terrain d’Auboué. Alors qu’il y a égalité dans les dernières secondes, un arbitre siffle une faute sur Jean-Pierre GOISBAULT. A cet instant, une vague humaine débarque sur le parquet et de longs moments s’en suivent pour rétablir l’ordre. Le joueur sarthois tire et convertit son premier lancer, … l’histoire veut que le second restera à jamais en suspend.

Lors de la saison 1967/68, ce sont les Juniors qui se mettent en lumière. Alors que l’équipe senior réalise une saison convenable, les Juniors remportent le titre national, portés par un Claude GASNAL omniprésent, qui score 33 Pts en Finale contre Mulhouse. C’est le premier trophée de cette catégorie pour le club.

Le S.C.M. est maintenant un club important en N1 et fait partie du paysage basketballistique français. Il faut désormais laisser du temps au club pour se développer et acquérir de l’expérience.



1969-1977 : DANS LES PREMIERES PLACES
L’année 1968 marque le début du professionnalisme en France. Bernard GASNAL choisit Art KENNEY (US, 2.04m) comme premier étranger du club. A la surprise générale, ce dernier est suivi quelques jours plus tard par un autre joueur américain, Clarence DENZER (US, 2.08m). Le multicartes Christian BALTZER (joueur, capitaine, entraîneur) a pour rôle d’intégrer ces premières recrues américaines au sein de l’effectif. Cela s’avère particulièrement difficile vu la mauvaise entente entre les deux joueurs US, qui en viennent même aux mains lors d’une rencontre. Cette année-là, le S.C.M. termine quatrième du Championnat.

Equipe SCM 1968-1969

La saison 1969/70 voit Jay HARRINGTON remplacer Clarence DENZER. Le S.C.M. se porte très bien en Championnat et devient même Champion d’automne avec Vichy. C’est d’ailleurs contre ce club que le S.C.M. devra jouer deux fois le même match. Le premier, remporté (81-80) par l’équipe sarthoise sur un ultime lancer-franc de Christian BALTZER, est invalidé suite à une réclamation de Vichy. Le second est remporté plus facilement par les manceaux qui gagnent 95-74. En revanche, c’est Vichy qui remporte la Finale de la Coupe de France contre le S.C.M. Le club finit finalement second en Championnat derrière Antibes. De plus en plus de monde suit désormais les exploits du club, et la salle de Gouloumès devient trop petite. On décide alors de construire une nouvelle salle : la Rotonde.

Le S.C.M. accueille deux nouveaux joueurs en 1970, le Français Jean-Marc CONTER et l’américain Jack GILLEPSIE (2.08m), tout juste sorti des New York Nets, en remplacement d’Art KENNEY parti vers Milan. Le changement de salle a lieu en octobre. Pour sa dernière rencontre à Gouloumès, le S.C.M. s’impose contre Graffenstaden (104-80) alors que pour son premier match à la Rotonde, l’équipe se fait battre, devant 3.000 personnes, par les promus de Berck (65-76). La Rotonde est alors la plus grande salle de France avec une capacité de 6.000 personnes. Parfois entre 7.000 et 8.000 personnes assistent aux matchs en acceptant de s’asseoir sur les marches ! Mais la saison n’est pas exceptionnelle et le S.C.M. termine neuvième.

La saison suivante (1971/72) marque l’arrivée du grand et reconnu André BUFFIERE en tant que coach. Christian BALTZER laisse sa place pour se concentrer exclusivement au terrain. Pierre CORDEVANT annonce sa retraite, à 32 ans, et les deux joueurs américains (GILLEPSIE et HARRINGTON) partent du Mans. En remplacement, le S.C.M. signe deux Willie, LEE (23 ans, 2.02m) et WATSON (25 ans, 2.05m). C’est aussi l’arrivée d’un espoir français, Jacky LAMOTHE. L’année est marquée par les blessures de GOISBAULT (genou) et de WATSON (ménisque). Néanmoins, le S.C.M. est vaillant et donne une très belle réplique à l’ASVEL en Finale du Championnat, dans sa salle devant plus de 11.000 spectateurs. Lors de ce duel épique, Villeurbanne l’emporte (93-71) porté par son duo terrible, GILLES-PURKHISER, et glane ainsi son douzième titre de Champion de France.

La seconde année d’André BUFFIERE en Sarthe sera la dernière. Au cours de l’exercice 1972/73, le S.C.M. termine à la cinquième place du Championnat. Les arrivées d’Eric BEUGNOT et de Patrick ROBIN ont beaucoup apporté au groupe, malgré la blessure au bras du premier nommé lors d’un accident de voiture.

La transition entre les saisons 1972/73 et 1973/74 est remplie d’événements. Le plus important est l’annonce de la retraite de Christian BALTZER après douze années sous le maillot sarthois, dont sept en tant qu’entraîneur-joueur. Un nouveau coach arrive en remplacement d’André BUFFIERE, parti vers Villeurbanne. Il s’agit de José GASCA (Caen). Un nouvel US très prometteur signe au S.C.M. : Loyd KING, jeune américain de Caroline du Nord, issu de NBA. Enfin, c’est le retour sur le parquet sarthois d’Art KENNEY. Les espoirs sont grands sur le potentiel de cette équipe, mais en très peu de temps, tout s’écroule. La crise pointe son nez en décembre et rapidement Bernard GASNAL met fin à l’expérience GASCA. Le S.C.M. est douzième à mi-parcours et Christian BALTZER est rappelé pour sauver les meubles. Ce dernier s’exécute parfaitement, faisant remonter son équipe à la seconde place. Le S.C.M. brille de nouveau et tout particulièrement son nouvel américain, Loyd KING, qui est élu meilleur étranger de la N1 et qui marque les esprits en inscrivant 52 points lors d’une rencontre contre Bagnolet. Christian BALTZER entre encore un peu plus dans la légende du club lors de la dernière journée de Championnat en offrant la victoire au S.C.M. contre Vichy (93-76 dont 35 pts de KING) et surtout en permettant à son équipe de jouer en Coupe d’Europe (Coupe des Vainqueurs de Coupes) la saison suivante.

En 1974/75, pour remplacer Christian BALTZER à la tête de l’équipe, on appelle un coach américain issu de Virginia Tech, le jeune Bob ANDREWS (31 ans). L’équipe ne change presque pas et la dynamique est bonne, si bien que le S.C.M. réussit un très bon début de saison et est en tête du championnat. Loyd KING est de nouveau au top, mais l’arrivée des matches européens est fatale à l’américain qui se plaint du genou puis de la hanche. Le parcours européen est bon pour une première (4 victoires, 3 défaites et 1 nul). En Championnat, le S.C.M. termine dans le trio de tête, mais apprend une triste nouvelle avec la mort d’un des fondateurs du club, Fulbert MASSON.

L’intersaison suivante voit arriver un tout jeune joueur porteur d’espoirs en la personne d’Hervé DUBUISSON. Ce dernier est accompagné par Bob CAIN (Vichy) et Ken Mc KENZIE (Canada). Ceux-ci viennent en remplacement de KENNEY et pour compenser la retraite de Michel AUDUREAU. Néanmoins, l’équipe n’arrive pas à trouver la bonne alchimie et le canadien n’apporte pas autant qu’espéré. Le S.C.M. termine quatrième du Championnat et laisse repartir Mc KENZIE vers son pays natal.

La saison 1976/77 commence mal avec la blessure de KING (opéré du ménisque). L’équipe ne joue pas très bien et on attend avec impatience le retour du « KING ». Le S.C.M. se redresse rapidement, et rapporte même une victoire de Tours, qui était auparavant invaincu depuis 31 matches à domicile. Le règlement n’autorisant plus qu’un seul joueur étranger, Bob CAIN se fait naturaliser français et entre même en équipe nationale accompagné de trois coéquipiers : Eric BEUGNOT, Claude GASNAL et Jacky LAMOTHE. Le S.C.M. termine cette saison en troisième position et s’assure une place en Coupe Korac.



1978-1983 : LA CONSECRATION
Le premier acte de la saison 1977/78 est le retrait de Bernard GASNAL après 33 ans de règne. Il s’est investi pleinement dans le club, qu’il a fait naître et développer. Il lui a permis, avec l’aide de Justy SPECKER, de devenir plus professionnel. Lui qui est resté toujours proche des joueurs prend une retraite bien méritée et laisse sa place à un autre grand homme du basket sarthois, Christian BALTZER. Sa première tâche est de trouver un entraîneur à l’équipe. Bob ANDREWS retourne aux USA (Cincinnati) ouvrir un commerce et laisse sa place dans un premier temps à Jean GALLE (Caen). Mais dans un revirement et avec un quiproquo administratif de dernière minute, ce dernier ne signe pas au Mans. Le Président BALTZER part donc à la recherche d’un autre coach : Bill SWEEK. Ce dernier, Champion de France Féminin en 1977 avec Clermont, débarque au Mans avec sur son CV son passage dans la légendaire équipe de UCLA (équipe Universitaire de Los Angeles qui reste à ce jour l’équipe qui a remporté le plus de trophées NCAA) coachée à l’époque par John WOODEN. La réputation du coach ne tarde pas à se diffuser et la dureté des entraînements permet au S.C.M. d’acquérir une des meilleures défenses du Championnat. Les résultats suivent (huit victoires en huit matches) et le public répond présent. L’engouement est tel que la Rotonde n’est pas assez grande. En réponse à la ferveur populaire, deux salles voisines se voient diffuser les matches à domicile en circuit fermé. Tout le département est en effervescence, la passion du basket existe bel et bien en Sarthe. Le S.C.M. est Champion d’automne en battant l’ASVEL (74-66) et enchaîne les succès (25 en 30 matches). Au bout d’une saison héroïque et parfaitement maîtrisée par les joueurs de SWEEK, le S.C.M. est sacré Champion de France pour la première fois de son histoire. Toute la ville est derrière son équipe et ce succès retentit dans le monde du basket français. L’équipe est soudée et respire le collectif. Tout le monde repart pour une saison, sauf James LISTER, l’excellent pivot US, devenu trop exigeant financièrement pour le club.

Equipe SCM 1978-1979


Le début de saison 1978/79 est marqué par le départ surprise de Loyd KING. Ce dernier fait un ultime adieu à son public le 10 septembre 1978. Le chouchou du public, dribbleur de génie et scoreur quasi infaillible, s’en va vers d’autres horizons (Auxerre en N4 en tant qu’entraîneur-joueur). Le S.C.M. engage un jeune pivot californien pour occuper sa raquette : Randy GENTRY, alors que Dave BORMAN (US, 23 ans) accepte de ne jouer qu’en Coupe d’Europe. Le club accueille aussi Gregor BEUGNOT (frère d’Eric) et le jeune Olivier VEYRAT. Malgré la défaite à domicile contre Villeurbanne, le S.C.M. est sacré Champion d’automne. Une très bonne phase retour (malgré une nouvelle défaite contre l’ASVEL) offre aux hommes de Bill SWEEK un second titre national. Le S.C.M. et cette équipe rentrent dans l’histoire. Avec un effectif français faisant quasiment tout le boulot (GENTRY connaissant des problèmes de fautes tout au long de la saison), le S.C.M. remporte vingt de ses vingt-trois matches. C’est dans l’euphorie générale que Claude GASNAL prend à son tour sa retraite (93 sélections internationales). SWEEK s’en va lui aussi après deux saisons de folie et en ayant offert deux titres de Champion de France au Mans.
Le début de saison 1979/80 fait office de petite révolution au club. Les départs conjugués de GASNAL, PETER, GENTRY, BORMAN et SWEEK laissent le S.C.M. sans grandes forces. De plus, le Président BALTZER décide de laisser le flambeau et de se consacrer à sa vie professionnelle aux Comptoirs Modernes. Son emploi du temps ne lui permet plus de tenir sa place dans un sport qui devient de plus en plus important alors qu’il gravit les échelons dans sa vie professionnelle. C’est donc Jean BIGOT qui lui succède en 1979. Ce dernier doit constituer un nouveau groupe en s’appuyant sur la base française déjà en place. Le coach est vite choisi, il s’agit de Bob PURKHISER, ancien joueur de l’ASVEL et assistant d’André BUFFIERE. Il décide d’engager Craig PARHAM et Bill LINDSAY, deux joueurs américains de 27 ans. Malgré un premier succès prometteur à Limoges, le S.C.M. subit la succession des rencontres (Championnat, Europe et Equipe de France). Les joueurs sont fatigués et en plus de cela, PARHAM se blesse au coude droit et doit se faire opérer. Les points positifs ne sont pas nombreux lors du début de saison. On note les 45 points de Hervé DUBUISSON, mais cela ne suffit pas à faire oublier les défaites à répétition de l’équipe et le départ pour manque de résultats de Bill LINDSAY. Le retour sur le parquet de Bob PURKHISER relance le secteur défensif de l’équipe. La fin de saison est bien meilleure et le S.C.M. atteint les Playoffs et même la Finale, perdant dans l’ultime rencontre contre Tours, à Nantes. Le S.C.M. n’est pas passé loin et termine Vice-champion de France.

L’intersaison est agitée, avec le départ de nombreux joueurs de renom (DUBUISSON, VEYRAT,…) à cause d’une baisse du budget du club. Le S.C.M. réussit cependant à convaincre un pivot de renom en la personne de Floyd ALLEN. L’effectif n’est que de 8 joueurs, dont PURKHISER qui joue à 37 ans. Grâce à ALLEN notamment, Le Mans réussit une saison plus que convaincante en terminant à la première place de la saison régulière. Malheureusement, ils perdent en Finale contre des Villeurbannais à la conquête de leur quinzième titre.
La saison suivante, Bob PURKHISER choisit la stabilité en ne recrutant que deux joueurs, dont Vincent COLLET. Tout au long de l’exercice, les sarthois sont irrésistibles. Même les limougeaud ne résistent pas à l’armada emmenée par Gregor BEUGNOT (deux lancers francs de la victoire). Le Mans survole le championnat (21 victoires, 2 nuls et 3 défaites) et est sacré Champion au mois de mars. Eric BEUGNOT (16 Pts de moyenne) est élu meilleur joueur français de la saison. Devant cette performance, les supporters ainsi que la presse ne tarissent pas d’éloges sur cette formation inoubliable. Mais le 9 juillet 1982, la mort tragique dans un accident de la route de Bob PURKHISER émeut tout le monde du basket. Une légende du basket sarthois s’éteint après avoir laissé une marque indélébile dans l’histoire et le palmarès du S.C.M.


L’avant-saison 1982/83 est très mouvementée et se fait dans la douleur. En plus de la disparition de PURKHINSER, des joueurs importants quittent le club. C’est le cas de Jacky LAMOTHE, après onze années au S.C.M. D’autres joueurs de renon arrivent en Sarthe, tels que Stéphane OSTROWSKI et Jacques MONCLAR. Un nouvel entraîneur arrive, c’est Denis OZER, un New-Yorkais vivant en Suisse, mais l’histoire tourne vite au vinaigre et dès octobre 1982, il est démis de ses fonctions, n’ayant plus la confiance des joueurs et du club. Bill CAIN devient par la force des choses entraîneur-joueur. Le S.C.M. vit une saison turbulente, mais termine finalement à la seconde place du Championnat et c’est le moment que choisit CAIN pour partir de la Sarthe après huit ans au club.

Pour la saison 1983/84, deux joueurs renommés arrivent au Mans en la personne de Kenny GRANT et du grand Tom SCHEFFLER (2.08m). Ils porteront l’équipe, épaulés par les internationaux que sont les frères BEUGNOT et Stéphane OSTROWSKI. C’est cette année-là que le S.C.M. va inaugurer le Palais Omnisport de Paris BERCY en y affrontant le Stade Français d’Hervé DUBUISSON. L’équipe mancelle remporte la victoire dans cette salle devenue mythique dans l’histoire du basket français. En fin de saison, le S.C.M. termine troisième du Championnat et est représenté par trois internationaux aux Jeux Olympiques de Los Angeles.


1984-1993 : LA DESCENTE ET LA REMONTEE
1984 marque le début des problèmes financiers du club. Le passage au professionnalisme est de plus en plus difficile et les dirigeants ne savent pas trop que faire. Beaucoup de joueurs quittent le club avant le début de la saison 1984/85, dont SCHEFFLER qui rejoint les Portland TrailBlazers et les frères BEUGNOT (Eric vers Monaco et Gregor vers Limoges). Tous ces talents qui quittent le club font rajeunir la moyenne d’âge, mais affaiblissent surtout le niveau de l’équipe. Cette saison est la plus difficile depuis longtemps en Sarthe (dixième du Championnat au final). L’arrivée de Jim JOHNSTONE et Dereck WITTENBOURG n’apportent pas autant que prévu et les efforts d’OSTROWSKI (23,4 pts) permettent à l’équipe de ne pas sombrer alors que la défense sarthoise est aux abonnés absents. Une des intersaisons les plus mouvementées se prépare en Sarthe.
Au printemps 1985, des dirigeants historiques démissionnent, ne jugeant plus la gestion du club possible. La perspective de payer des charges sur les salaires des joueurs remet en cause le futur même du club. De ce fait et en tant qu’acte de protestation, Claude PETER, Jean-Marc CONTER et Claude GASNAL démissionnent, ils sont suivis peu après par le Président Jean BIGOT. Georges PROUTEAU assure l’intérim et grâce à une rallonge, le club peut rester en N1 la saison suivante. Pour ne rien arranger, l’équipe se dépeuple de nouveau avec les départs conjugués de COLLET (Caen), OSTROWSKI (Limoges), des deux américains et de  GRANT. La saison 1985/86 peut démarrer après un choix difficile de joueurs américains : Reggie HANNA, Alfonso SMITH et Greg JOHNS (naturalisé). Malheureusement, ce dernier se blesse dès le premier match de la saison et est indisponible pendant deux mois. A la mi-novembre, un nouveau Président arrive au club : Olivier ALLAIN. La fin de saison est catastrophique, car après vingt-cinq saisons en N1, le S.C.M. est relégué au niveau inférieur. Une page de l’histoire du S.C. Moderne se tourne et l’avenir de l’équipe de basket du Mans se déroule désormais en deuxième division nationale. Mais Le Mans garde son équipe de basket et son amour pour ce sport.
Voilà, le S.C.M. en N1B (2ème division). Les problèmes financiers du club persistent, mais les sommes en jeu dans ce Championnat sont nettement moins élevées. Le S.C.M. se positionne directement aux avant-postes pour essayer de remonter au plus vite : 4ème en 1988, 3ème en 1989. L’arrivée de Tom BECKER en tant que coach sur toute la période permet en 1990 d’offrir au S.C.M. un titre de Champion de N1B et de retrouver l’élite, 4 ans après sa descente. Larry LAWRENCE et Cédric HORDGES sont les principaux artisans de cette remontée. C’est une période difficile de l’histoire du club. Une reconstruction est nécessaire avant de pouvoir prétendre avoir de nouvelles ambitions.
Le retour en Nationale 1A est laborieux et le club reste dans le bas du classement : 13ème en 1991, 12ème en 1992 et 11ème en 1993. Chaque année, l’équipe sauve sa peau lors des barrages de descente.



1994-1996 : LES DEBUTS DU M.S.B.

 

Le 6 septembre 1993, pour donner un nouveau souffle au club, le Sporting Club Moderne change de nom et devient Le Mans Sarthe Basket (M.S.B.). Le Championnat change lui aussi de nom (de Nationale 1A à Pro A).

Logo MSB

Pour sa première saison, le M.S.B. termine 13ème et perd même les barrages, mais le club se maintient grâce à la disparition du club de Sceaux. Pire encore, la saison suivante, l’équipe se classe 14ème et donc dernière du Championnat, et ne doit sa survie dans l’élite qu’au passage de 14 à 16 club en Pro A cette saison-là.

Le 25 septembre 1995 est inaugurée Antarès, magnifique salle de 6.000 places. L’équipe se classe 12ème et évite les barrages.



1997-2003 : RETOUR DU CLUB PARMI LES MEILLEURES EQUIPES FRANCAISES

La saison 1996/97 marque un tournant dans l’histoire du M.S.B. Un nouvel entraineur en provenance de Sceaux est engagé : Alain WEISZ. Il décide alors de recruter un ancien joueur NBA, Ron ANDERSON, dont les qualités de scoreur ne sont plus à prouver. Grâce à lui, ainsi qu’à Josh GRANT et Dwayne SCHOLTEN notamment, le M.S.B. réalise une très bonne saison, terminant à la quatrième place du Championnat synonyme de qualification pour une Coupe d’Europe. Le club atteint même la Demi-Finale de la Coupe de France. C’est la meilleure saison du club depuis très longtemps.

 

Equipe MSB 1996-1997

Pour confirmer son renouveau,  le club décide d’engager Keith JENNINGS, un américain ne mesurant que 1,70m. L’équipe termine 7ème du Championnat, bien aidée par GRANT qui est cette année-là 2ème du vote du meilleur joueur étranger de la saison (MVP). En Eurocoupe, le M.S.B. termine premier de sa poule mais se fait éliminer en phase finale par Helsinki.

En 1999, JENNINGS est élu MVP du Championnat et l’équipe se classe 6ème. Les Quarts de Finales contre Cholet sont très disputés et après avoir gagné à Cholet, puis perdu à domicile, le M.S.B. finit par remporter la belle à Cholet avec 28 Pts de JENNINGS. Le M.S.B. s’incline face à l’ASVEL en Demi-Finale.

Alors qu’Alain WEISZ veut conserver son joueur fétiche JENNINGS, celui-ci signe à l’ASVEL, puis au Real Madrid. Pour le remplacer, André WOOLDRIDGE arrive au Mans avec à ses côtés Walter PALMER et ses 2m14. L’ambiance au sein du groupe se dégrade, si bien que WEISZ présente sa démission, refusée par le Président Bertrand DAUBERLIEU. Le M.S.B. termine 7ème et est éliminé dès les Quarts de Finales par le futur Champion : Limoges.

Alain WEISZ décide finalement de quitter le club pour aller diriger l’Equipe de France et est remplacé par son assistant Vincent COLLET. Ce dernier a l’audace de recruter le plus petit joueur de l’histoire du championnat de France : l’américain Shawnta ROGERS. Sa taille est en effet de 1m61, mais il possède de nombreuses qualités qui font de lui un joueur à part. Le deuxième américain engagé est Chris KING, un ancien joueur NBA avec des talents de scoreur. Le Mans termine alors la saison à la troisième place du championnat et atteint la Demi-Finale des Playoffs. Pour sa première saison, COLLET est désigné meilleur coach de la saison.

L’effectif change peu à l’intersaison 2001 mais le club finit à une décevante 7ème place et est éliminé dès les Quarts de Finales.

Le M.S.B. décide alors d’intégrer deux jeunes espoirs formés au club dans l’effectif : Pape-Philippe AMAGOU et Alain KOFFI. Un très talentueux américain est intégré à l’équipe : Rico HILL. Malgré ses très bonnes performances sur le terrain, HILL est limogé par le M.S.B. en février pour raisons disciplinaires. Il est malgré tout élu MVP du Championnat en mai. L’équipe se classe à la troisième place de la saison régulière et atteint les Demi-Finales des Playoffs.



2004-2010 : LA MEILLEURE EQUIPE DE FRANCE

ROGERS quitte le club sarthois et le souriant Hollis PRICE le remplace. Le groupe se porte bien et est pour la première fois Finaliste de la Semaine des As. Grâce notamment à  Rahshon TURNER et Sandro NICEVIC, les joueurs de COLLET remporte la première Coupe de France du club depuis 1964, la deuxième au total. Le M.S.B. finit de plus premier de la saison régulière. C’est la première fois depuis 1995 que ni Pau ni l’ASVEL ne s’adjuge cette pôle position, mais l’équipe échoue en Demi-Finale contre Gravelines à Antarès (69-73) lors de la belle. COLLET est une nouvelle fois sacré meilleur entraîneur de l’année et AMAGOU est élu meilleur Espoir de Pro A pour la deuxième année consécutive.

 

Equipe MSB 2003-2004

 

Pour la saison 2004/05, Sandro NICEVIC, joueur tant apprécié du côté du Mans, part en Grèce, le reste du groupe étant reconduit presque à l’identique. Le Mans termine une nouvelle fois 1er de la saison régulière mais échoue encore en Playoffs au stade des Quarts de Finales face à Nancy.

Lors de l’intersaison 2005, le M.S.B. réalise un recrutement impressionnant, attirant le MVP en titre du Championnat, l’américain Jermaine GUICE, ainsi que le pivot de l’Equipe de Turquie Hüseyin BESÖK, joueur reconnu en Europe. Deux américains moins connus mais pas moins talentueux scellent le recrutement sarthois : Eric CAMPBELL et Kenny GREGORY. En février, le M.S.B. remporte la Semaine des As et CAMPBELL est nommé MVP du tournoi. Mais la fin de saison est difficile, le M.S.B. enchaîne les défaites et ne termine qu’à la 5ème place de la saison régulière, loin de celle attendue en début de saison. Après une défaite à Bourg en Bresse en tour préliminaire des Playoffs, COLLET retire ses deux stars du cinq de départ. Puis contre toutes attentes, les victoires s’enchainent, l’ASVEL et Pau sont balayés en 2 manches. Le M.S.B. va même décrocher son ticket pour la Finale au Palais des Sports de Pau, salle dans laquelle le club n’avait jamais gagné auparavant. BESÖK fait un récital en finale (26 Pts, 26 d’évaluation) et offre au M.S.B. son premier titre de Champion de France, le 4ème depuis le début de l’histoire du club S.C.M./M.S.B. Le M.S.B. ravit en même temps un ticket pour 3 ans d’Euroleague garantis. JD JACKSON, vaillant capitaine depuis 1999, se retire et son maillot est désormais accroché à côté des bannières des titres au plafond d’Antarès.

 

Equipe MSB 2005-2006

 

Le M.S.B. doit maintenant bâtir une équipe solide à la hauteur de ses ambitions en Championnat et en Euroleague. BESÖK parti, on voit revenir le très apprécié Sandro NICEVIC. Pour sa première participation, le M.S.B. termine avec un bilan sévère de 4 victoires pour 10 défaites. En Championnat, malgré une Finale à la Semaine des As, les joueurs enchaînent difficilement les matches et l’équipe termine 6ème avant d’être éliminée en Quart de Finale. Satisfaction principale de la saison, Nicolas BATUM est sacré meilleur Espoir du Championnat.

La saison 2007/08 se présente mieux en Championnat. L’équipe termine 1ère de la saison régulière mais est éliminée en Demi-Finale par Roanne. En Euroleague, la saison est très difficile et le M.S.B. ne parvient à gagner que ses deux derniers matches de poule pour un triste bilan de 2-12. BATUM est une nouvelle fois sacré meilleur Espoir du Championnat. Il quitte le club à la fin de la saison pour rejoindre Portland et la NBA. Vincent COLLET, coach depuis 8 ans au Mans, part lui aussi pour l’ASVEL et Jean-Pierre GOISBAULT laisse la présidence du club à Christophe LE BOUILLE. Une nouvelle page se tourne au Mans.

Les recrues du M.S.B. à l’intersaison 2008 sont une nouvelle fois impressionnantes : Dewarick SPENCER, tout juste auréolé du titre de MVP de la saison en Pro A, David BLUTHENTHAL, Vainqueur et MVP du Final Four de l’Euroleague 2003/04 et JP BATISTA, Finaliste de la Coupe ULEB avec Lietuvos Rytas. JD JACKSON hérite de la place de coach. La troisième saison d’Euroleague ne se déroule pas vraiment mieux que les précédentes, le M.S.B. terminant avec un bilan de 2 victoires pour 8 défaites. En revanche, au niveau national, le club gagne sa deuxième Semaine des As contre Orléans et sa troisième Coupe de France contre Nancy. Le MSB termine 3ème du Championnat mais perd en Demi-Finale contre Orléans. Arrivé en milieu de saison et en remplacement de Brian CHASE parti en Russie, le meneur Bobby Dixon a grandement contribué aux 2 titres remportés cette saison-là.

 

Equipe MSB 2008-2009

 

Nouveau logo

Le MSB se dote pour cette saison 2009/2010 d'un nouveau logo mélange de tradition et de modernité.

Tradition à travers les 2 principaux éléments qui le composent :
- un lion : animal dominant symbole du lien historique avec la Société des Comptoirs Moderne de Léopold Gouloumes et Bernard Gasnal à la base de la création du club à la fin des années 30, qui avait déjà comme emblème un lion.
-  un blason : en référence à la riche histoire médiévale de la ville du Mans capitale historique du royaume puis du conté du Maine.

Modernité à travers les nouvelles couleurs du club orange/soft black et blanches modifiées la saison passée grâce à l'aide de son nouvel équipier Reebok, et une nouvelle typographie plus dynamique.
Ce nouveau logo se veut le symbole du développement d'une nouvelle image, correspondant aux ambitions toujours élevées du club dans le respect de son histoire et de ses fondements.

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Saison 2009/2010

Debout, de gauche à droite :
Roland du LUART (Président du Conseil général de la Sarthe – Vice-Président du Sénat) – Pierre-Etienne DROUAULT – Charles KAHUDI – Thiery RUPERT – Marc SALYERS – Néguéba SAMAKE – Joao Paulo BATISTA – Guillaume YANGO– Malèye N’DOYE – Jean-Claude BOULARD (Maire du Mans – Président de Le Mans Métropole) – Pascale SOULARD ( Conseillère régionale des Pays de la Loire)
Assis, de gauche à droite :
Christophe LE BOUILLE (Président du Directoire) – Antoine DIOT – Zack WRIGHT – Alexandre BERTRAND (Préparateur physique) – Alexandre MENARD (Assistant Coach) – John-David JACKSON (Coach) – Laurent VILA (Assistant Coach) – Jacques PASTEAU (Intendant)  – Dee SPENCER – Henri KAHUDI – Claude HERVE (Président du Conseil de Surveillance)

 

Lors de l’été 2009, Alain KOFFI, joueur emblématique formé au club, MVP Français de la saison 2008/09, décide de tenter l’aventure à l’étranger en signant à Badalone (Espagne) après 9 saisons en Sarthe. Le M.S.B. réussit à conserver le talentueux Dee SPENCER ainsi que son roc JP BATISTA, et ajoute deux américains spectaculaires : Zack WRIGHT et Marc SALYERS. La saison débute très tôt avec les tours préliminaires d’Euroleague. Le M.S.B. s’incline de peu au premier tour contre Berlin (match aller remporté d’1 pt, match retour perdu de 15 pts). Mais cet échec est peut-être un mal pour un bien, puisque le club bascule en Eurocup où il va y faire très bonne figure. Les sarthois se qualifient pour le Last 16, battant notamment Valence, futur vainqueur de la compétition. Le Championnat se déroule très bien jusqu’en Février où la première défaite à domicile contre Paris, après plus d’un an d’invincibilité à Antarès, plonge l’équipe dans le doute. Les deux nouveaux américains et particulièrement Marc SALYERS n’apportent pas le rendement escompté, mais le M.S.B. se reprend bien et assure tout de même la 2ème place de la saison régulière derrière Cholet. Le M.S.B. se qualifie ainsi pour la 14ème fois consécutive en Playoffs. La blessure d’Antoine DIOT lors du premier match permet à Zack WRIGHT de retrouver la place de titulaire perdue au cœur de l’hiver et la confiance lui permettant de réaliser de grandes performances. Le M.S.B. atteint la Finale du Championnat en éliminant Paris-Levallois en Quart puis Roanne en Demi-finale, après une Belle à Antarès dans une ambiance magnifique. C’est la 8ème Finale en 7 saisons pour le M.S.B. Malheureusement, Cholet maîtrise parfaitement la rencontre à Bercy et remporte un titre mérité. Le M.S.B. peut être toutefois satisfait de sa saison et se qualifie une nouvelle fois pour le tour préliminaire de l'Euroleague. 

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Saison 2010/2011

Debout, de gauche à droite :
Jacques PASTEAU (Intendant) – Roland du LUART (Président du Conseil général de la Sarthe – Vice-Président du Sénat) – Pierre-Etienne DROUAULT – Charles KAHUDI – Thiery RUPERT – Ryvon COVILE – Joao Paulo BATISTA – Babacar NIANG – Alain KOFFI – Ben DEWAR – Jean-Claude BOULARD (Maire du Mans – Président de Le Mans Métropole) – Muriel CABARET ( Conseillère régionale des Pays de la Loire)
Assis, de gauche à droite :
Christophe LE BOUILLE (Président du Directoire) – Alex ACKER – Antoine DIOT – Alexandre MENARD (Assistant Coach) – John-David JACKSON (Coach) – Antoine MATHIEU (Assistant Coach) – Marc-Antoine PELLIN – Henri KAHUDI – Claude HERVE (Président du Conseil de Surveillance)

 

Dee Spencer n’a pu être conservé mais Alain Koffi fait son retour au club, qui accueille aussi Alex Acker, Ben Dewar, Ryvon Covile et Marco Pellin. Avec Antoine Diot, Charles et Henri Kauhudi, Thierry Rupert et le Capitaine JP Batista, l’équipe est très séduisante. Les matches de préparation ainsi que les tours préliminaires d’Euroleague (malgré une défaite au 3ème Tour contre l’ogre Khimki) sont très positifs. Malheureusement, le MSB s’incline dès le premier match de Championnat à domicile contre Le Havre. L’équipe ne s’en remettra pas vraiment, et en raison  notamment de nombreuses blessures (Alain au genou, Antoine et Charles au dos…) elle réalise une saison décevante en France, même si une quinzième qualification consécutive pour les Playoffs permet de finir sur une note plus positive. En Europe le bilan est plus valorisant avec une qualification pour la seconde fois pour le Last 16 de l’Eurocup. Grâce à ce beau parcours, l’Euroleague accorde au MSB une wild-card pour participer au Tour Préliminaire de l’Eurocup. Le MSB sera donc une nouvelle fois européen en 2011/2012.

 

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Saison 2011/2012

Debout, de gauche à droite : 
Jacques PASTEAU (Intendant) – John-David JACKSON (Coach) – Thomas CECI – Will COLEMAN – Babacar NIANG – Alain KOFFI – Joao Paulo BATISTA – Marcellus SOMMERVILLE – Kevin MENDY – Antoine MATHIEU (Assistant Coach) – Alexandre MENARD (Assistant Coach)
Assis, de gauche à droite :
Jean-Claude BOULARD (Maire du Mans – Président de Le Mans Métropole) – Jacques AUXIETTE (Président du Conseil régional des Pays de la Loire) – Claude HERVE (Président du Conseil de Surveillance) – Henri KAHUDI – Alex ACKER – Antoine DIOT – Taylor ROCHESTIE – Charles KAHUDI – Max KOUGUERE – Christophe LE BOUILLE (Président du Directoire) – Jean-Marie GEVEAUX (Président du Conseil général de la Sarthe)

Une large ossature de l’équipe précédente est conservée (JP Batista, Charles Kahudi, Alex Acker, Alain Koffi, Antoine Diot, Henri Kahudi), mais le choix a été fait de confier les clés à un meneur américain en la personne de Taylor Rochestie. Marcellus Sommerville en provenance de Paris, Max Kouguère de Suisse et Will Coleman de son université complètent l’effectif. Et ce choix va s’avérer payant, puisque Taylor s’impose d’entrée comme un joueur très talentueux et très efficace, capable de porter l’équipe pendant une bonne partie de la saison et de conclure les matchs serrés. Il finira 2ème au classement des MVP de la saison. Malheureusement les blessures récidivantes d’Alain (genou) et d’Antoine (dos), ainsi que de Will (cheville) empêchent encore l’équipe de tourner à plein régime. Le club fait appel d’abord à Nobel Boungou Colo jusqu’à Noël, puis à Travon Bryant jusqu’à la fin de saison. Malgré ces soucis, le MSB réalise une très belle saison avec de nombreuses victoires à domicile. Quart de finaliste de la Coupe de France, Demi-Finaliste de la Semaine des As, le MSB se classe finalement 4ème de la saison régulière et se qualifie ainsi pour ses 16ème Playoffs consécutifs. Antoine Eïto, débarqué la veille du 1er match contre Nancy en remplacement d’Henri Kahudi opéré d’urgence de l’appendicite, va réaliser une incroyable série, et largement contribuer à l’élimination du Champion 2011. En Demi-Finale le MSB retrouve Cholet, sa bête noire. Et là encore une superbe série, dans une salle Antarès pleine et bouillante, permet d’éliminer le Champion 2010 et de retrouver Bercy. Malheureusement Chalon, sur un nuage en 2012, remporte facilement le titre. Le MSB n’a pas tout perdu car cette Finale lui permet d’accéder au Tour Préliminaire de l’Euroleague. Le MSB sera donc encore une fois européen en 2012/2013.

 

Photo Officielle Elus 

Saison 2012/2013

Debout, de gauche à droite : 
Jacques PASTEAU (Intendant) – Antoine MATHIEU (Assistant Coach) – Kevin MENDY – Dounia ISSA – Alain KOFFI – Joao Paulo BATISTA – Cuthbert VICTOR – Soriah BANGURA – Thomas CECI – Alexandre MENARD (Assistant Coach)
Assis, de gauche à droite :
Patrick DELPECH (Vice-Président du Conseil régional des Pays de la Loire) – Jean-Claude BOULARD (Maire du Mans – Président de Le Mans Métropole) – Claude HERVE (Président du Conseil de Surveillance) – Cam LONG – Henri KAHUDI – Khalid EL-AMIN – Charles KAHUDI – Pape SY – John-David JACKSON (Coach) – Christophe LE BOUILLE (Président du Directoire) – Jean-Marie GEVEAUX (Président du Conseil général de la Sarthe)

 

Changement relativement important d’effectif puisque seuls cinq joueurs sont conservés (JP Batista, Charles Kahudi, Alain Koffi, Henri Kahudi et Kevin Mendy, qui signe son premier contrat pro). Un effort a été fait sur le recrutement de deux JFL connus et reconnus, en la personne de Pape Sy et Dounia Issa, tous deux en provenance de Gravelines. Le choix d’un meneur américain en la personne de Khalid El-Amin a été maintenu. Cuthbert Victor en provenance d’Espagne et Cam Long de Lituanie complètent l’effectif avec deux Espoirs (Thomas Céci et Soriah Bangura). La saison démarre sur les chapeaux de roues avec un Tournoi Préliminaire d’Euroleague exceptionnel. Après avoir battus Donetsk et Kazan, deux grosses pointures européennes, les manceaux s’inclinent en Finale contre Cantu qui joue à domicile. Rien de grave, puisque l’équipe bascule en Eurocup, arrive lancée en Championnat et enchaîne avec un bilan de 8 victoires pour 2 défaites. Les  défaites début décembre en championnat à domicile contre Boulazac, et lors de la dernière journée d’Eurocup à domicile de deux points contre Riga, synonyme de non qualification pour le Last 16, marquent un tournant dans la saison. Perte de confiance, rendement défensif en baisse et surtout blessures à répétition vont provoquer une deuxième partie de saison décevante. Dounia est d’abord arrêté deux mois (décembre et janvier) pour se faire opérer d’un genou, Pape Sy se blesse à la cheville en février pour deux mois aussi, et c’est surtout Charles Kahudi obligé d’arrêter sa saison au lendemain de la Leaders Cup pour suivre un protocole de soins pour des problème récurrents aux deux genoux, qui plombent les résultats. Entre temps Andrew Drevo a signé une pige correcte en remplacement de Dounia, mais n’a pas souhaité prolonger. Marko Kesselj, titulaire d’un gros CV européen (Champion d’Europe en titre avec l’Olympiakos) débarque pour remplacer Charles. La décision est aussi prise, pour relancer l’équipe, de changer de meneur. Exit Khalid El-Amin qui n’a pas démérité, auteur notamment d’un panier d’anthologie à la dernière seconde de la prolongation à Roanne pour donner la victoire au MSB, mais qui marque le pas au niveau physique et mental, et bienvenue à Darius Washington qui dispose lui aussi d’un gros CV. Malheureusement la mayonnaise ne va jamais prendre et Darius, plus scoreur que meneur, ne parviendra jamais à mettre en place un collectif efficace. L’équipe se classe finalement 6ème et se qualifie pour le 17ème année consécutive en Playoffs. Elle se retrouve opposée en Quart de Finale à l’Asvel. Sans l’avantage du terrain, le MSB s’incline en 3 manches au terme d’une belle très tendue où l’arbitrage aura une influence indéniable.

 

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Saison 2013/2014

Debout, de gauche à droite :
Jacques PASTEAU (Intendant) – Antoine MATHIEU (Assistant Coach) – Kevin MENDY – Dounia ISSA – Alain KOFFI – Joao Paulo BATISTA – Reyshawn TERRY – John-David JACKSON (Coach) – Alexandre MENARD (Assistant Coach) – Christophe DESCHAMPS (Kinésithérapeute)
Assis, de gauche à droite :
Patrick DELPECH (Vice-Président du Conseil régional des Pays de la Loire) – Jean-Claude BOULARD (Maire du Mans – Président de Le Mans Métropole) – Tom FOUCAULT – Charles KAHUDI – Antoine EITO – DaShaun WOOD – Vaughn DUGGINS – Pape SY – Christophe LE BOUILLE (Président du Directoire) – Claude HERVE Président du Conseil de Surveillance) – Jean-Marie GEVEAUX (Président du Conseil général de la Sarthe)

Le MSB fête cette saison ses 20 ans. La base des JFL est conservée avec Charles Kahudi, Alain Koffi, Pape Sy, Dounia Issa et Kevin Mendy. Antoine Eïto fait son retour au Mans, après son brillant passage lors des Playoffs 2012. Au niveau des JNFL, seul le fidèle capitaine JP Batista est au rendez-vous de la reprise. Il est donc associé à trois nouvelles recrues. Le meneur vedette DaShaun Wood en provenance de l’Alba Berlin, avec qui il a disputé le Top 16 de l’Euroleague, l’énergique arrière Vaughn Duggins qui arrive aussi d’Allemagne (Tübingen), et l’ailier fort Qyntel Woods, qui jouait la saison précédente en Espagne, à San Sebastian, et qui présente un CV particulièrement fourni (3 saisons en NBA, Olympiacos, Bologna, Gdynia…). Les Espoirs Tom Foucault et Petr Cornelie complètent l’effectif. Dès la préparation, le staff se rend compte que Qyntel n’a pas complètement récupéré de son opération du printemps au genou. Il est décidé sans tarder de le remplacer par Reyshawn Terry, passé par de nombreux clubs prestigieux (Aris Salonique, Virtus Bologna, Bamberg…) et désireux de se relancer en Europe après une saison au Liban. Le championnat débute par une victoire marquante à Paris, où DaShaun Wood impressionne déjà tout le monde, puis à domicile contre Gravelines, et enfin à Zagreb pour les débuts de l’équipe en Eurocup. La saison est bien lancée, mais deux défaites en championnat contre les équipes Bourguignonnes de Dijon et Chalon, et à domicile contre Cantu, favori de la poule d’Eurocup, rappellent qu’une fois de plus rien ne sera facile. Les performances (victoires à Nanterre, contre Strasbourg ou à Cholet) alternent avec des défaites plus inquiétantes comme celles à domicile contre Zagreb, Limoges ou Nancy. Inquiétudes d’autant plus grandes que l’équipe a perdu son maître à jouer DaShaun Wood, victime d’une facture de la main à Nymburk début décembre. Le club fait alors appel au pigiste médical Torey Thomas, libéré depuis un mois du club turque d’Aliaga. Son passage est plutôt positif (victoires contre Artland, Asvel, Pau et Orléans), mais n’empêche pas la boulette habituelle contre Le Havre, et une défaite contre Ostende qui coûte la qualification pour la 2ème phase de l’Eurocup. Avec le retour de DaShaun aux affaires, l’équipe retrouve une vraie dynamique en début d’année 2014, et enchaine 6 victoires en championnat et en Coupe de France, et surtout remporte la 2ème édition de la Leaders Cup à Disneyland Paris, après avoir pris le meilleur sur Limoges, Strasbourg, puis Nanterre en Finale. C’est la 10ème finale disputée en 20 ans, et le 6ème trophée remporté sur cette période. Malheureusement l’équipe ne va pas pouvoir conserver ce rythme. Les défaites à Antibes et à Gravelines, ou à domicile contre Paris ou Le Havre empêchent le MSB de se classer mieux que 3ème, alors que l’équipe en avait les moyens (victoires à Nancy, à Limoges ou à Pau) dans une Pro A sans véritable hiérarchie. C’est tout de même la 18ème qualification consécutive en Playoffs, un record en Pro A. Las, l’équipe tombe en deux manches sèches contre Dijon, la surprise du Championnat et un Mykal Riley intenable. C’est la fin d’un cycle avec les départs annoncés de JD Jackson, JP Batista et Alain Koffi, et le début d’un nouveau avec l’arrivée d'un entraîneur emblématique en la personne d’Erman Kunter.

Equipes