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Malaga - MSB : Présentation

Écrit par Pascal le .

Unicaja Malaga entame sa huitième campagne d'Euroleague d'affilée. Le club a joué la stabilité sur le parquet en n'engageant que quatre nouveaux joueurs. Par contre, il a fait appel à un entraîneur de renom. Alejandro García Reneses (plus connu sous le nom de Aito) était le coach de la sélection nationale espagnole, médaille d'argent aux derniers Jeux Olympiques de Pékin. Il a signé pour trois ans à Malaga.

Tout au long des ses trente-cinq ans de carrière, il a accumulé les titres. Pourtant, il aspire à de nouveaux succès. A commencer par l'Euroleague dont il a atteint le Final Four à six reprises sans jamais s'y imposer. A Malaga, il a à sa disposition une escouade capable de concurrencer les meilleures d'Europe.

A la mène, Unicaja a engagé Omar Cook en provenance de l'Etoile Rouge de Belgrade. L'Américain au passeport monténégrin avait fini la saison 2006-2007 à Strasbourg. Il forme un duo complémentaire avec Carlos Cabezas, l'international espagnol privé de voyage en Chine par Aito et forcément revanchard.

A l'arrière, l'Américain d'origine érythréenne Thomas Kelati a brillé en Coupe ULEB la saison passée sous les couleurs des polonais de Turow. Prometteur et fort défenseur, il aurait dû former une paire éclatante avec Berni Rodriguez mais l'international espagnol, blessé à une cheville, est éloigné des parquets pour trois mois. Pour le remplacer, Unicaja a fait appel à Joseph Gomis. L'international français n'était autre que le deuxième meilleur marqueur de la dernière saison de la Liga ACB.

A l'aile, on retrouve Carlos Jimenez, l'emblématique capitaine de la sélection espagnole qui vient de prendre sa retraite internationale. Le Tchèque Jiri Welsch, dont on attend des progrès à Malaga, est une garantie de défense et de travail d'équipe.

Marcus Haislip doit jouer un rôle important dans les raquettes. L'an passé, l'athlétique intérieur a gratifié les spectateurs de dunks tonitruants et de paniers faciles mais il n'a pas encore explosé au point d'atteindre le statut de star. German Gabriel, un membre de la génération dorée espagnole, est un des spécialistes du tir à trois points de l'équipe mais il est un peu lymphatique et sa défense parfois laxiste risque de déplaire à Aito. Les deux pivots d'Unicaja, Robert Archibald et Boniface Ndong, sont des assurances en terme de cohérence, de force et de rebonds. Robert Archibald est venu avec Aito de Badalone. «Boni» a prouvé la saison dernière qu'il peut être l'un des plus remarquables pivots d'Espagne voire d'Europe. En outre, le prometteur brésilien Vitor Faverani va essayer de tirer parti de ses aptitudes.

Unicaja Malaga porte la marque de Aíto García Reneses, le remplaçant de Sergio Scariolo. L'équipe n'a pas perdu un match en préparation. Elle s'est imposée à trois reprises en Liga ACB (face au Real Madrid 82-65, à Cajasol Séville 91-60 et à Bilbao 72-61) mais est tombée à domicile face à Tau Ceramica Vitoria 69-75. Si elle fait preuve de régularité, contrairement au passé, elle sera forcément au Top 16 et peut-être même au Final Four.


JD Jackson :
"Ce premier match sera un très gros challenge pour nous. En Euroleague, c'est très difficile de gagner des matchs en déplacement a fortiori contre les plus grosses équipes comme Unicaja. Nous ne partirons pas battus et nous ferons tout ce que nous pourrons pour nous donner une chance. Notre but est de prendre un bon départ et de prouver à tout le monde, et à nous-mêmes, que nous avons notre place à ce niveau. Ce serait une énorme performance pour nous de gagner mais tout est possible lors de la première journée."

Antoine Diot : "Voila l'Euroleague qui commence. A nous d'être prêts pour donner tout ce que l'on a. Même si Malaga a une très grosse équipe, pourquoi ne pas faire un coup la-bas. Ils vont nous attendre, certes, mais on a une vraie équipe. Si les gars sont chauds, s'ils y croient, si on prend feu, si David (Bluthenthal) est là, si on a une solidarité défensive, on peut faire quelque chose. L'an dernier, pour la première journée, ce n'était pas passé bien loin à Tel Aviv. Ca s'était joué sur les dernières possessions. Cette année, on a plus d'armes pour jouer ces dernières possessions, tirer et mettre dedans. On peut l'assurer quand on voit ce que Dee Spencer est capable de faire dans les derniers instants quand on est un peu en difficulté."  
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