Pro A - 7ème journée
28/10/2017 - 18:30  
Antares, Le mans
 
63 66
Le Mans 15-17, 37-33, 49-55, 63-66 Chalon
Composition   Composition
  • Écrit par , vendredi 27 octobre 2017 16:49

    Ce samedi à 18 heures 30 devant les caméras de SFR Sport 2, les Manceaux seront sur leurs gardes au moment d’affronter les Chalonnais.

    D’entrée, ne commettons pas l’erreur de sous-estimer l’Elan Chalon. Certes, le champion de France en titre n’a pas remporté le moindre match depuis le début de saison mais les Bourguignons ont perdu 3 rencontres de 1 ou 2 points. En parallèle, le MSB en a gagné 3 (à l’extérieur) de 1, 2 et 3. L’écart entre les deux formations n’est peut-être pas si grand que ça. Jean-Denys Choulet et ses hommes sont donc tout près de décrocher leur premier succès. Les Sarthois auraient quand même mauvaise grâce de la leur offrir. Nul doute aussi que Mike Gelabale voudra se rappeler au bon souvenir des supporters sarthois devant qui il a évolué lors des deux saisons passées. Ceux-ci suivront également avec attention le duel des meneurs entre Justin Cobbs et le néo-Chalonnais Darrin Dorsey qui promet d’être somptueux.
     
    Le contexte :
    Champion de France en juin, l'Elan Chalon a été dépouillé de ses trois stars (John Roberson, Cameron Clark et Moustapha Fall) ainsi que de son 6ème homme de luxe (Axel Bouteille). S’ils ont été remplacés numériquement, leurs successeurs ne sont pas du même standing et deux d’entre eux ont d’ailleurs déjà été évincés (Adam Smith et Raphiael Putney). Forcément, la machine ne tourne pas rond et Jean-Denys Choulet peine à fédérer l’équipage. Ainsi, l’Elan Chalon ferme la marche sans avoir goûté au succès en 6 matchs, alors que le MSB a remporté tous les siens.
    Pourtant, si les Chalonnais ont pris l’eau en début de saison (62-82 face à Pau-Lacq-Orthez puis 65-90 à Limoges), leurs défaites suivantes n’ont rien d’infamantes (77-79 face à Levallois, 97-103 à Reims, 86-88 à Dijon et 74-75 lors de la réception de Gravelines-Dunkerque). Face au BCM, Ousmane Camara a tout donné (24 points) mais il n’a reçu le soutien que de Adam Smith (15) et Lance Harris (14).
    Pour leur part, les Manceaux sont intraitables à Antarès (Gravelines-Dunkerque  103-63, Pau-Lacq-Orthez 73-58 puis Bourg-en-Bresse 91-70) pour un différentiel de +25,3. Par contre, ils souffrent davantage à l’extérieur (Monaco 67-66, Strasbourg 78-76 et Antibes 72-69) pour un écart moyen de +2,0. Lundi dernier, ils ont défait Antibes (72-69) dans le sillage de Justin Cobbs (15 points et 10 passes) qui a emmené Youss Fall et D.J. Stephens (13 points chacun) ainsi que Romeo Travis (12).
    Au classement des attaques, les Sarthois pointent au 3ème rang avec 80,7 points marqués et ont la meilleure défense (67,0 points encaissés). Pour leur part, les Bourguignons ont la 9ème attaque (76,8) et la 18ème défense (86,2).

    Les joueurs de l’Elan :
    Bien que nommé MVP de la 2ème journée de la Ligue des Champions, le meneur Adam Smith (1,85 m, 24 ans) a rapidement été pointé du doigt à l’occasion du début de saison chaotique des Chalonnais malgré ses 14,7 points, 2,7 rebonds et 3,5 passes. Les dirigeants ont préféré l’écarter au profit de l’ex-joueur du Portel, Darrin Dorsey (1,88 m, 31 ans) qui avait conduit l’an dernier le promu aux playoffs avec des productions comparables à son prédécesseur à l’Elan (14,5 points et 4,4 passes). Par contre, l’arrière Jérémy Nzeulie (1,87 m, 26 ans) confirme qu’il est devenu l’une des pièces maîtresses du dispositif bourguignon (13,2 points, 3,8 rebonds et 4,8 passes). Il a même pris feu contre Dijon en compilant 27 points, 6 rebonds, 5 passes et 3 interceptions pour une évaluation de 33 (record en carrière). Autre membre de l’équipe du titre, l’ailier Lance Harris (1,95 m, 32 ans) tourne à 8,8 points. Jean-Denys Choulet savait qu’il n’allait pas remplacer facilement son poste 4, Cameron Clark, meilleur marqueur de Pro A l’an dernier avec 18,6 points et honnête rebondeur (5,9 prises). L’inconstant Raphiael Putney (7,0 points et 4,1 rebonds) n’a pas tenu plus de 4 matchs et l’international belge Pierre-Antoine Gillet (2,01 m, 26 ans) n’est pas à la hauteur de sa flatteuse réputation outre-Quiévrain puisqu’il ne produit que 3,2 points et 2,9 rebonds. Attention quand même à cet excellent tireur à 3 points qui vient de compiler 17 points et 5 rebonds à Ventspils en BCL. Il était également délicat de succéder à Moustapha Fall, meilleur rebondeur du dernier exercice (9,1). Sortant de sa meilleure saison en carrière avec Limoges, Ousmane Camara (2,02 m, 28 ans) relève le défi avec un certain bonheur (10,8 points et 7,0 rebonds). L’Américain James Farr (2,04 m, 24 ans) vient du banc pour apporter une appréciable contribution (7,3 points et 5,2 rebonds). Les extérieurs Kris Joseph (2,03 m, 28 ans) et Bastien Pinault (1,94 m, 24 ans) marquent 5,7 points chacun, le premier en 16 minutes et le second en 6. Sans club, l’ancien international sarthois, Mike Gelabale (2,00 m, 34 ans), vient d’être engagé pour apporter sa grande expérience. En deux matchs, il n’a pas encore pu en faire bénéficier l’Elan (3,5 points et 3,0 rebonds en 16 minutes). Brillant en Pro B avec Roanne (14,5 points, 4,4 passes), Arthur Rozenfeld (1,80 m, 22 ans) trouve la marche vers la Pro A un peu haute (3,8 points en 13 minutes) même s’il a le talent et le moral pour y arriver.

    L’effectif du MSB :
    1 Mykal Riley (1,98 m, 32 ans, ailier, Américain)
    3 Justin Cobbs (1,91 m, 26 ans, meneur, Américain)
    8 Antoine Eïto (1,86 m, 29 ans, meneur)
    10 Mel Esso Essis (1,99 m, 19 ans, ailier)
    11 Terry Tarpey (1,96 m, 23 ans, arrière)
    15 Wilfried Yeguete (2,01 m, 26 ans, intérieur)
    17 Pape-Philippe Amagou (1,85 m, 32 ans, arrière)
    19 Youssoupha Fall (2,21 m, 22 ans, pivot)
    20 D.J. Stephens (1,98 m, 26 ans, ailier, Américain)
    24 Romeo Travis (2,01 m, 32 ans, ailier fort, Américain)
    30 Mathieu Nzita (1,84 m, 18 ans, meneur)
    34 Michel Doumbé (2,05 m, 20 ans, pivot, Camerounais)
    Coach : Eric Bartecheky
    Assistants : Antoine Mathieu et Dounia Issa

    L'effectif de l’Elan :
    3 Lance Harris (1,95 m, 32 ans, ailier, Américain)
    4 Arthur Rozenfeld (1,80 m, 22 ans, meneur)
    7 Bastien Pinault (1,94 m, 24 ans, arrière)
    9 Jérémy Nzeulie (1,87 m, 26 ans, arrière)
    10 Darrin Dorsey (1,88 m, 31 ans, meneur, Américain)
    12 Pierre-Antoine Gillet (2,01 m, 26 ans, ailier fort, Belge)
    14 Ousmane Camara (2,02 m, 28 ans, intérieur)
    15 James Farr (2,04 m, 24 ans, pivot, Américain)
    22 Jevohn Shepherd (1,95 m, 31 ans, ailier, Canadien)
    30 Mickaël Gelabale (2,00 m, 34 ans, ailier)
    32 Kris Joseph (2,03 m, 28 ans, ailier, Canadien)
    Entraîneur : Jean-Denys Choulet
    Assistant : Maxime Pacquaut

    Les arbitres de la rencontre :
    Mehdi Difallah, Thomas Kérisit et Thomas Bissuel

    La saison 2016-2017 du MSB :
    Pro A : 12ème avec 14 victoires et 20 défaites
    Meilleur marqueur : Ryan Pearson 12,2 points
    Meilleur rebondeur : Will Yeguete 6,9 rebonds
    Meilleur passeur : Giordan Watson 3,4 passes
    Playoffs : Non qualifié
    Leaders Cup : Non qualifié
    Coupe de France : Battu en finale par Nanterre (79-96)
    Basketball Champions League : 1er du Groupe B de saison régulière (9 victoires et 5 défaites) – Eliminé en 1/8 de finale par Sassari (63-79 puis 66-68)

    La saison 2016-2017 de Chalon-sur-Saône :
    Pro A : 2ème avec 27 victoires et 7 défaites
    Meilleur marqueur : Cameron Clark 18,6 points
    Meilleur rebondeur : Moustapha Fall 9,1 rebonds
    Meilleur passeur : John Roberson 7,2 passes
    Playoffs : Vainqueur en finale de Strasbourg (3-2) et Champion de France
    Leaders Cup : Eliminé en 1/4 de finale par Lyon-Villeurbanne (62-80)
    Coupe de France : Eliminé en 1/2 finales par Le Mans (72-81)
    FIBA Europe Cup : 1er du Groupe A du Premier Tour (4 victoires et 2 défaites) – 1er du Groupe K du Second Tour (5 victoires et 1 défaite) – Qualifié pour la phase éliminatoire – Battu en finale par Nanterre (58-58 et 79-82)

    Les oppositions à Antarès :
    Depuis l'accession de l'Elan Chalon en Pro A en 1996, le MSB a accueilli le club bourguignon à 23 reprises. Les 21 matchs de saison régulière ont vu 13 victoires mancelles et 8 défaites alors qu'en 2007, les Sarthois se sont inclinés dans le seul match de playoffs. Le dernier duel en Sarthe remonte au 14 mars 2017 quand l’équipe d’Alexandre Ménard s’est qualifiée pour la finale de la Coupe de France aux dépens des Chalonnais (81-72) avec Ryan Pearson en leader (22 points) et le soutien de Mike Gelabale (11) et Lahaou Konaté 10). 

  • Écrit par , samedi 28 octobre 2017 20:17

    Les Manceaux ont perdu la guerre de tranchées face aux Chalonnais.

    Oubliées les belles envolées présentées face à Gravelines, Pau et Bourg, les 6035 spectateurs ont eu droit à une démonstration de basket de combat. Jean-Denys Choulet et ses hommes ne voulaient pas que les Sarthois s’enflamment. Mission accomplie avec succès puisque ceux-ci n’ont marqué aucun point sur contre-attaque et qu’ils n’ont tiré qu’avec 27,7% de réussite. Les plus avisés savaient que la différence entre les deux équipes n’étaient pas aussi grande que le classement ne le laissait entendre et que la première victoire bourguignonne n’était pas loin. Dommage qu’elle ait été obtenue face au MSB et à Antarès, qui plus est.

    Les Cinq de départ :
    MSB : Justin Cobbs, Philippe Amagou, Mykal Riley, Romeo Travis et Youss Fall
    Chalon-sur-Saône : Darrin Dorsey, Jérémy Nzeulie, Mike Gelabale, Pierre-Antoine Gillet et Ousmane Camara

    Le Film du match :
    1er quart-temps : 15-17
    Si Romeo Travis et Youss Fall donnait un petit avantage au MSB (4-3, 3ème), les Chalonnais faisaient un mini-break (4-8, 6ème). Les Manceaux revenaient à hauteur grâce à Justin Cobbs (11-11, 8ème) puis Antoine Eïto (14-14, 9ème). Pourtant, un 2+1 de Lance Harris avait raison du lancer-franc de Justin Cobbs en fin de 1er acte (15-17).

    2ème quart-temps : 22-16
    Après un triple d’Antoine Eïto, les Sarthois repassaient devant (18-17, 11ème).  Les Bourguignons ne l’entendaient pas ainsi et s’échappaient (20-27, 14ème). Mykal Riley sévissait alors derrière l’arc (25-27, 15ème) puis Antoine Eïto convertissait 3 lancers-francs pour ramener les siens au contact (28-29, 16ème). Les Chalonnais ne s’en inquiétaient pas (30-33, 18ème). Romeo Travis enquillait alors 2 paniers et Mykal Riley ponctuait un 7-0 sarthois derrière l’arc juste avant la mi-temps (37-33).

    3ème quart-temps : 12-22
    Au retour des vestiaires, la dynamique était mancelle (41-35, 23ème). Un nouveau panier à longue distance de Mykal Riley donnait aux hommes d’Eric Bartecheky un avantage maximal de 7 points (44-37, 24ème). Les Chalonnais l’annulaient à la faveur d’un 7-0 (44-44, 27ème). Un panier primé de Lance Harris répondait à un 2+1 de Romeo Travis (47-47, 28ème). Les Sarthois passaient une dernière fois après une réussite de Justin Cobbs (49-47, 28ème). Jérémy Nzeulie plantait alors 2 flèches depuis l’arc et Adam Smith ajoutait sa patte pour mettre les Manceaux à 6 longueurs à 10 minutes de la fin (49-55).

    4ème quart-temps : 14-11
    Pire, à l’issue d’un 11-0 à cheval sur les deux derniers quart-temps, les Bouguignons étaient à la tête d’un avantage maximal de 11 points (49-60, 32ème). Piqués au vif, les Sarthois répliquaient par un 7-0 plein d’espoir (56-60, 37ème). Nullement troublés, les joueurs de Jean-Denys Choulet reprenaient leurs aises (58-65, 38ème). 5 lancers-francs manceaux étaient d’autant plus insuffisants (63-65, 40ème) que Lance Harris y allaient du sien pour en terminer (63-66).

    Le Manceau du match :
    Romeo Travis a sorti son épingle du jeu dans le basket rugueux proposé. Au bout des 31 minutes qu’il a passées sur le parquet d’Antarès, il a établi la meilleure évaluation du match (19) à égalité avec l’ailier chalonnais Lance Harris. Combatif à souhait, il s’est offert un joli double-double (12 points et 12 rebonds). Pour cela, il a réussi la moitié de ses tirs (5/10) sans laisser trop de points aux lancers-francs (2/3) et il a délivré 3 passes.
     
    Le Chiffre du match :
    20. Les Sarthois ont marqué un tiers de leurs points sur la ligne de réparation où ils ont converti 20 des 30 lancers-francs qu’ils ont eu à tirer. En comparaison, l’Elan n’en a obtenu que 7 pour 5 réussites. Jean-Denys Choulet avait choisi de ne laisser aucun tir facile aux Manceaux. Ainsi, ceux-ci n’ont réussi que 8 paniers sur 29 tirs dans la peinture (27,6%). Ce n’était pas plus simple à l’extérieur et au bout du compte, les Manceaux ont provoqué 19 fautes pour 30 lancers-francs, les Bourguignons ne commettant guère de fautes gratuites.

     

  •  LE MANS Min Pts Tot. % T3 T2 LF F FPR Rbds Int Co BP PD Eva.
       RILEY M 34 15 4/17 24 4/13 0/4 3/4 2 2 7 1 0 4 3 8
       COBBS J 36 11 3/10 30 0/4 3/6 5/7 3 5 2 0 0 0 5 9
       EITO A 22 9 2/6 33 2/5 0/1 3/3 1 2 6 0 0 0 2 13
       TARPEY T 25 5 1/5 20 1/4 0/1 2/2 2 1 6 2 0 2 0 7
       YEGUETE W 19 7 2/5 40 0/0 2/5 3/6 1 3 9 2 0 1 2 13
       AMAGOU P 3 0 0/0 0 0/0 0/0 0/0 1 0 1 0 0 0 0 1
       FALL Y 19 2 1/6 17 0/0 1/6 0/2 1 2 4 1 2 0 0 2
       STEPHENS D 11 2 0/6 0 0/2 0/4 2/3 0 2 2 0 0 1 1 -3
       TRAVIS R 31 12 5/10 50 0/1 5/9 2/3 3 2 12 0 0 2 3 19
       EQUIPE 200 0 0/0 0 0/0 0/0 0/0 0 0 4 0 0 0 0 4
       TOTAL 200 63 18/65 28 7/29 11/36 20/30 14 19 53 6 2 10 16 73

     CHALON-SUR-SAôNE Min Pts Tot. % T3 T2 LF F FPR Rbds Int Co BP PD Eva.
       CAMARA O 30 4 2/6 33 0/0 2/6 0/0 5 0 11 1 1 2 2 13
       DORSEY D 28 3 1/11 9 1/4 0/7 0/0 3 1 2 3 0 3 4 -1
       FARR J 16 5 2/5 40 0/1 2/4 1/2 4 2 5 0 1 0 1 8
       GELABALE M 30 10 5/8 63 0/2 5/6 0/0 2 2 3 1 0 0 1 12
       GILLET P 27 7 3/7 43 1/5 2/2 0/0 2 0 9 1 0 0 1 14
       HARRIS L 29 19 6/11 55 4/8 2/3 3/4 0 2 5 0 0 0 1 19
       NZEULIE J 23 12 4/15 27 3/10 1/5 1/1 2 4 4 0 0 1 1 5
       SMITH A 17 6 3/8 38 0/2 3/6 0/0 1 1 0 0 0 2 4 3
       EQUIPE 200 0 0/0 0 0/0 0/0 0/0 0 0 5 0 0 3 0 2
       TOTAL 200 66 26/71 37 9/32 17/39 5/7 19 12 44 6 2 11 15 75
  • Écrit par , samedi 28 octobre 2017 21:47

    Éric BARTECHEKY

    Dès le début ça a été laborieux, compliqué.
    C'est ça. En attaque dès le début on n'a pas du tout été bons dans les choix, dans les lectures de jeu et c'est resté tout le match. Dans le deuxième quart-temps on a un passage où on prend le dessus, mais sur le troisième quart-temps c'est revenu encore plus fort. Défensivement on n'a pas été parfaits, mais on ne prend que 66 points. C'est vraiment l'attaque, il suffit de regarder les chiffres : 28% sur l'ensemble des tirs. 24% à 3 points, 28% dans les tirs intérieurs ! Je n'ai jamais vu ça, c'est incroyable. Parce que tout en jouant très mal on a quand-même eu des situations de tirs ouverts, de tirs dessous, qu'on n'a pas pris le temps de convertir. Il y avait aussi de la précipitation, un excès d'excitation. Il faut donner du crédit à la défense de Chalon, même si je ne pense pas que celle-ci ait été plus exceptionnelle que ce que nous avons déjà rencontré. Je pense que c'est vraiment nous qui avons raté notre attaque.

    Romeo TRAVIS

    Un match difficile dans lequel vous n'avez jamais trouvé votre rythme.
    Oui. Même aux entraînements je trouve que l'on ne s'est pas entraîné aussi bien que d'habitude. Ça vient peut-être du fait que l'on était sur une série de victoires et eux sur une série de défaites. Et quand je dis ça je pense à tout le monde, moi y compris ! On doit retourner s'entraîner dur à nouveau et travailler notre adresse... on tire avec 28% de réussite, c'est ridicule ! Nous sommes une équipe professionnelle, ce n'est pas possible d'avoir un tel pourcentage. Nous devons retourner travailler collectivement et individuellement.

    Vous aviez eu un avertissement à Antibes.
    Antibes est une bonne équipe à domicile. Et le scénario n'était pas le même : on a mené de 18 points et ils reviennent à la fin mais on trouve les moyens de s'en sortir. Là, on était tout le temps derrière à chercher la solution. Il faut qu'on travaille plus pour ne plus se retrouver dans cette situation. Chacun doit se regarder et faire son mea culpa. Je me fais des reproches parce que je n'ai pas poussé plus, moi et mes coéquipiers, pour jouer plus dur.

    Jérémy NZEULIE (joueur Chalon)

    Vous n'avez jamais rien lâché dans ce match, même alors que vous étiez menés à la mi-temps alors que pourtant ça ne semblait pas mérité.
    C'est ça. Dans l'ensemble on n'a pas trop paniqué. Même à la mi-temps quand ils sont passés devant, au moins le fait d'avoir été devant pendant presque toute la mi-temps ça nous a montré, une fois de plus, que c'était une équipe qu'on pouvait déranger. On s'est dit qu'aujourd'hui on n'avait rien à perdre. On aurait perdu contre une équipe qui était à 6-0, au niveau du bilan ça n'aurait pas été bien, mais ça n'aurait pas été surprenant. Donc, on s'est dit qu'on allait jouer sans pression, que la pression c'était eux qui l'avaient. Le but c'était de rester le plus proche possible, de rester au contact et de les faire douter pour faire le travail sur la fin. Je pense que l'on a plutôt bien entamé la deuxième mi-temps, on a même réussi à prendre un assez large avantage, jusqu'à +11, on a moyennement géré la fin de match mais au moins cette fois-ci on a réussi à le prendre. Je pense que c'est le gros point à retenir de la soirée.

    Ça faisait deux matchs qui s'étaient joués à très peu pour vous, on y pense dans ces moments-là quand c'est chaud ?
    Ça fait même plus de deux matchs. Depuis le début de la saison on a perdu 3 ou 4 matchs de 1, 2 ou 3 points. Effectivement on y pense un peu, mais c'est aussi une source de motivation. On se dit que ça nous est assez arrivé et que c'est à nous de faire les efforts pour que ça bascule de notre côté. Parce que sinon, à un moment, tu ne peux plus te dire que c'est juste de la malchance. Même s'ils ont eu le shoot de l'égalisation on va dire que l'on a fait ce qu'il fallait pour gagner.

    Jean-Denys CHOULET (coach Chalon)

    Elle doit faire du bien celle-là ?
    À votre avis ? C'est sûr qu'elle fait du bien. On a galéré depuis un moment. Il y a des années, et vous êtes bien placés au Mans pour le savoir, où certains coachs changeaient 4-5 joueurs dans la saison, parce qu'il y avait du monde sur le marché. J'ai dit il y a déjà environ 1 mois – 1 mois-et-demi – que j'avais fait une erreur de casting sur le meneur de jeu. Pas sur la valeur du joueur mais sur le positionnement. Les agents me disaient « t'en fais pas coach, tout le monde en fait des erreurs, c'est pas rédhibitoire. » Le seul problème c'est que sur le marché il n'y a personne. Quand vous cherchez un meneur de jeu pendant 1 mois, 1 mois-et-demi, 2 mois et que vous n'en trouvez pas, je vous garantis que ça vous plombe le moral et la santé. Parce que quand vous faites du 2H – 5H du matin pendant 2 mois, ça plombe. C'est une victoire pour un groupe qui n'a jamais rien lâché. C'est un bon groupe, les gars travaillent, franchement ils travaillent. On aurait pu être abattus. On a encore perdu d'un point en Lettonie alors qu'on avait pratiquement le match en main, pour les mêmes causes et les mêmes effets qu'on a perdu contre Gravelines, qu'on a perdu contre Paris... tout le temps les mêmes choses. Aujourd'hui on a ramené un meneur de jeu qui n'est pas encore en place, pas encore prêt, il n'est là que depuis 3 jours et nous on est quand-même rentré de Lettonie que depuis mercredi soir, donc il n'a pu faire en tout et pour tout que trois entraînements avec l'équipe. Donc voilà, c'est encourageant, surtout pour les gars, et puis aussi pour moi parce que ça va me permettre de dormir un peu mieux. Vous savez, quand vous êtes champion de France, de faire une saison comme ça, ça vous pèse. Ce soir ce n'était pas très beau mais Le Mans était aussi laid que nous. C'est une victoire de la volonté ce soir. Avec un petit bémol, et je l'ai dit aux joueurs : comment on peut laisser Travis tout seul à 3 points à la fin du match alors qu'on demande de switcher sur tous les écrans ? Comment on peut faire une bourde pareille ? Parce que si c'est Cobbs ou Riley, c'est museau, prolongation et les yeux pour pleurer. J'espère que ça servira de leçon. À croire que y'a des joueurs qui aiment bien prendre des claques. Alors, évidemment que c'est appréciable de venir gagner ici, chez le leader du championnat, mais je voudrais en profiter pour souligner la sympathie, la correction et l'amabilité des gens du Mans, des dirigeants, des joueurs, des gens qui entourent l'équipe. Ils ont eu un comportement exemplaire vis-à-vis de nous et nous ont traités comme un champion et pas comme un dernier. Je voulais le souligner parce que ce n'est pas dans tous les clubs de France où on est traité comme ça. J'ai un petit mot d'ailleurs pour Antoine Eïto, qui est venu me glisser un petit mot pendant le match, il sait de quoi je parle, et je le remercie pour ces paroles.

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