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Les « folles » histoires mancelles

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Tous les ans à la même époque,un étrange phénomène prend possession des Etats-Unis.

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La phase finale du championnat universitaire de basket s’installe partout, sur les écrans,sur les ondes ou dans les journaux. La MarchMadness, la «foliedeMars» porte bien son nom.

Un événement grandiose, surdimensionné, où des joueurs pas encore professionnels enflamment le pays, dans des rivalités dignes des plus grands derbys de clubs européens. Cette folie, ils sont plusieurs joueurs du MSB de cette saison à l’avoir expérimentée. Et si elle atteint son apogée en mars, la NCAA est une longue procession durant la saison avec des histoires indélébiles qui ont forgé la vie d’homme et l’identité de jeu de leurs acteurs.

La preuve: 

Will Yeguete, le Frenchy au grand coeur University of Florida (2010-2014).

Diplômes : Business international et cultures africaines. Yeguete possède un palmarès plus impressionnant au niveau universitaire que ces coéquipiers US ! Avec les Gators, une des équipes les plus cotées, il va participer quatre fois à la MarchMadness avec trois Elite Eight (quarts de finale) et surtout, un Final Four en 2014. «Une année historique avec 30 victoires de suite», expliquet-il. Une série entrecoupée par deux défaites contre Connecticut. «Mais c’est une super expérience qui est gravée en moi, sans laquelle je ne serais pas à ce niveau aujourd’hui ». Will Yeguete, qui établira cette année-là (comme un certain Joakim Noah quelques années avant),un record de titularisations, s’est aussi fait remarquer par ses actions endehors du parquet. Très apprécié des fans, il est nominé en 2014 pour le Florida Way Award. « On participait à beaucoup actions caritatives auprès des écoles, des hôpitaux. J’ai rencontré un enfant de 3 ans qui avait la leucémie. J’ai créé un lien avec lui, on a gardé contact. C’est un gamin qui montrait l’exemple, toujours souriant, avec beaucoup de personnalité malgré sa situation. Ça m’a offert une perspective différente entre notre vie d’athlète et ce qui se passe à côté. Il y a plus que ça, qu’un match gagné ou perdu. On a levé des fonds pour lui et deux ans plus tard, il était guéri, il est venu à un match. Aujourd’hui, il est bien. C’est un ange. J’aimerais pouvoir le faire venir à un match en France ».

Chris Lofton, le sniper frappait déjà University of Tennesse (2004-2008).

Diplôme : Histoire afro-américaine. Auteur de séries incroyables avec les Volunteers, Lofton détient le record de paniers primés dans l’histoire des conférences (367). Au niveau national, il est le 7e marqueur à 3 points de l’histoire de la NCAA (431paniers) et deuxième en terme de pourcentage de réussite (42,2%). Des bilans meilleurs que Stephen Curry notamment…avec quelques matches en plus il est vrai (128 contre 104).Ses paniers les plus connus, passés en boucle sur les télévisions américaines? Celui inscrit sur la tête de Kevin Durant en 2006. « Tout le monde m’en parle », rigole-t-il. Mais aussi celui au 1er tour de la MarchMadness de la même année contre Winthrop, au buzzer. Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de la fac de Tennessee à ne pas être entré en NBA, Lofton, qui a également fait la Une du prestigieux Sport Illustrated pour ses performances, préfère pourtant retenir un exploit collectif. « Le meilleur moment, c’est quand on a battu Memphis pour devenir n°1 du pays. Ma première année, nous étions très mauvais. Passer comme ça du fond au sommet, c’est quelque chose de très spécial ».

Justin Cobbs, l’homme des « gros » shoots University of Minnesota (2009-2010) puis University of California Berkeley (2010-2014).

Diplôme : Psychologie. Après un passage à Minnesota où il n’apas pu vraiment s’exprimer, Justin Cobbs est devenu une star, chez lui, en Californie. Avec les Golden Bears, il va notamment se faire une spécialité : les tirs pour la gagne. De quoi se voir très vite attribuer un surnom : « Big Shot Cobbs ». « J’ai toujours aimé ça ces fins de match serrées. J’en ai mis trois en Highscool, autant en université et je dois être à quatre ou cinq en Pro A, dont le dernier à Châlons-Reims il y a une semaine ». Mais dans son classement personnel, celui de 2014 pour faire tomber Arizona, équipe n°1, tient la tête. «La salle était pleine, en feu et il y avait des joueurs qui évoluent aujourd’hui en NBA. Je marque les douze derniers points dont celui au buzzer. Un moment incroyable ».

Romeo Travis s’émancipe à Akron University (2003-2007).

Diplôme: Communication Véritable héros aux côtés d’un certain LeBron James en Highschool, Romeo Travis est resté fidèle pendant toute la suite de sa scolarité à sa ville natale. L’occasion de sortir de l’ombre de «King James», déjà happé par les sirènes de la NBA. Et Romeo Travis va arriver à ses fins même si son équipe ne goûtera pas à la March Madness. «Quand on est arrivé avec Dru Joyce notamment (meneur de Limoges aujourd’hui), l’équipe n’était pas bonne. Notre fierté, c’est d’avoir changé l’état l’esprit de la fac, de passer d’une équipe banale à une très bonne équipe. Les trois dernières saisons, on avait 20 victoires au moins à chaque fois. Et le faire devant nos familles, nos amis, c’était très spécial. Je ne vous dis même pas le nombre de tickets que je devais trouver à chaque match pour satisfaire tout le monde (rires) ». Romeo Travis deviendra le leader naturel de l’équipe, et sera élu joueur de l’année dans sa conférence, une première pour un joueur d’Akron.

Les premiers bonds de DJ Stephens University of Memphis (2009-2013).

Diplômes : Management et marketing dans le sport. Pendant trois ans, DJ Stephens va « sévir » dans les rangs des Tigers, aux côtés notamment d’un ancien joueur du MSB, Will Coleman. Déjà,à l’époque, il impressionne par des actions plus folles les unes que les autres. «C’était une époque où on profitait vraiment, tu n’as pas encore des responsabilités d’adultes, de famille». Ses dunks stratosphériques passent en boucle à la télé. Celui contre l’université de Xavier en 2012, est d’ailleurs nominé dans les actions de la saison. Elu défenseur de l’année dans sa conférence en 2013, il est aussi dissuasif de l’autre côté du terrain avec… 95 contres en une saison ! (10e performance dans l’histoire de sa conférence). Pour autant, Stephens reste surtout fier « des trois titres de conférence avec Memphis ». Autant de tickets d’entrée pour la March Madness.

Mykal Riley, le sauveur University of Alabama (2006-2008).

Si aujourd’hui, Mykal Riley brille souvent par des actions d’équilibriste, à la fac, c’est par son tir à 3 points qu’il était surtout craint. En 2008, il terminera la saison avec le 11e taux de réussite de la NCAA sur les 100 joueurs ayant tenté plus de 200 paniers (43,3%en 238 tentatives). S’il se souvient de rencontres acharnées contre le Tennesse de… Chris Lofton (2007 et 2008), Mykal Riley reste marqué à vie par une soirée de mars 2008 et la finale de conférence entre Alabama et Mississippi State au Georgia Dome d’Atlanta. En plein match, une véritable tornade va s’abattre sur la ville et pour beaucoup, le panier primé de Riley pour envoyer les deux équipes en prolongation, aura ainsi sauvé des vies, « obligeant » les gens à rester dans la salle. « Encore aujourd’hui, on me remercie pour ça tous les ans à la même époque. »

Terry Tarpey travaille dans l’ombre College of William and Mary (2012-2016).

Diplôme : Economie Lui non plus n’a pas eu la chance de participer au tournoi final de NCAA. « Trois fois, dont une pour un petit point, on a perdu la finale de conférence». Mais Terry Tarpey a posé les bases du jeu qu’on lui connaît aujourd’hui. « J’ai été élu deux fois meilleur défenseur de la conférence, raconte-t-il. J’ai toujours essayé d’être polyvalent, d’être partout ». Avec une spécialité. « Interception, contre-attaque, dunk, c’est un peu ma signature. Je me souviens l’avoir fait contre Hofstra, North Carolina,Wake Forest ou encore Florida ». Et s’il est aujourd’hui un solide shooteur, Terry Tarpey le doit au travail effectué à cette époque où même s’il jouait beaucoup, il était régulièrement sorti dans les fins de match par son coach en raison d’une réussite limitée. « J’ai fait beaucoup de musculation à l’époque, peut-être trop et j’ai perdu en précision. J’ai travaillé là-dessus.


Source : LE MAINE LIBRE du 26/03/2018- Article réalisé par Raphaël Caillaud. Crédit photo : Denis Lambert

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